Quand les propriétaires ont acheté le terrain, en 2016, ils ont posé une seule condition : ne couper aucun pin. Le projet est né de cette contrainte. Une seule dalle, glissée entre les troncs, une toiture qui déborde de trois mètres cinquante au sud pour faire de l’ombre sans arbre supplémentaire.
On a dessiné la maison en plan, mais on l’a réglée en coupe : la hauteur de la dalle haute, c’est celle des premières branches.Atelier Morel & Ibarra
À l’intérieur, tout s’ordonne autour de la façade sud. Les treize mètres de baies coulissantes disparaissent dans l’épaisseur des murs, et le séjour devient une terrasse couverte. Au nord, à l’inverse, les ouvertures sont rares et précises : une fenêtre en longueur pour le bureau, une porte pivotante dans l’axe de l’entrée.

Sept ans après la livraison, le béton a pris la teinte du sable et les pins ont gagné un mètre. La maison, elle, n’a pas bougé.



